Et, plus exactement, une approche opérative de la psychologie des profondeurs!
 

Focus sur une discipline sur soi-même dont le but est de forger son âme, un travail intense et profond sur les forces psychiques qui nous animent afin de les comprendre, de les accepter et de les gouverner, et de pouvoir enfin vraiment les utiliser : la psychurgie.

Une discipline ancestrale et moderne à la fois

Bien que cette discipline eut traversé les âges, l'apparition du mot "psychurgie" est relativement récente, courant 18e siècle. Il fut adopté par les occultistes de l'époque, qui lui donnèrent des sens différents. L'un des plus célèbres fut certainement l'éminent Dr Encausse (1865-1916), plus connu sous le pseudonyme de Papus.

Bâtie sur les racines psukhê (psyché) et ergon, respectivement "âme" et "travail" en grec ancien, la psychurgie est donc "le travail sur/avec la psyché". Ce qui met en lumière un point essentiel: utiliser sa psyché, c'est d'abord la connaître dans ses moindres recoins et prendre le pouvoir sur les énergies qui l'animent.

Ceci-étant, bien que ce qui précède renvoie à des thématiques telles que le développement personnel, la psychologie appliquée, la parapsychologie ou encore l'hypno-magnétisme (mesmérisme), on n'y fait pas l'impasse sur la question de l'hygiénisme, tout du contraire: comme le dit le proverbe, un esprit sain dans un corps sain, voilà bien la première étape tant de l'équilibre que de la puissance psychique!

Enfin, celui qui mit le plus remarquablement la psychurgie à notre portée fut certainement l'émérite et incontournable occultiste Paul-Clément Jagot (1889-1962), qui consacra sa vie à l'enseigner, fondant l'Institut Jagot basé à Paris, et nous laissant une impressionnante et inestimable bibliographie.

Quand les sciences occultes s'en mêlent...

Si la psychurgie est si peu connue, c'est probablement parce qu'elle nous parle d'occultisme, et parfois même s'en fait un synonyme. Mais, qu'elle soit restée dans l'ombre lui aura au moins permis d'échapper aux interprétations superficielles, tronquées, voire dévoyées, dont une certaine littérature newage s'est faite le porte-flambeau.

En effet, bien des amateurs modernes de psychurgie ne parleront que des facultés psychiques hors du commun qu'elle permet parfois de développer, en raison d'un déterminisme particulier et sous condition d'un travail acharné sur soi. En revanche, on oublie bien souvent le cœur de son enseignement, sans lequel rien ne serait possible : le décryptage de notre propre psyché pour mieux prendre l'emprise sur elle, l'introspection continuelle et la mise en action qui devra suivre, la rétention des élans psychiques désordonnés afin de développer volonté et potentiel énergétique, la recherche de pleine conscience au quotidien...

Ainsi, la psychurgie nous apprend et nous aide à percevoir les "démons" que sont nos névroses, les émotions et tout ce qui nous traversent, comme une source inépuisable d'énergie vitale (la fameuse "libido" de Carl Gustav Jung, qu'il serait très dommage de réduire à la seule sexualité) qu'il est absolument indispensable de prendre en main. Car, sans emprise sur celle-ci, la puissance personnelle qui aurait pu nous permettre d'atteindre nos objectifs ne fera que nous mener à une déchéance certaine.

En pratique, ça donne quoi?

L'approche thérapeutique du psychurge, que je nomme dans ce cas théra-psychurge (en effet, tous les psychurges ne font pas le choix de devenir thérapeute) peut être soit énergétique, soit analytique et psycho-andragogique, soit les deux en complémentarité.

Dans le premier cas, il utilisera sa propre force psychique et son magnétisme pour agir sur le consultant/apprenant, par exemple par des séances d'hypnose, de magnétisme thérapeutique, de respiration synchronisée, de relaxation et méditation guidée, ou encore de massage.  Dans le deuxième cas, le travail analytico-thérapeutique s'axera particulièrement sur une démarche introspective, avec l'enseignement de diverses méthodes méditatives et énergétiques. Celles-ci, mises en pratique sous la guidance du (théra)psychurge, permettront à l'apprenant de prendre progressivement l'emprise sur sa propre psyché et les énergies qu'elle recèle, se manifestant entre autres sous forme d'impulsions, d'émotions et de névroses diverses.

Par conséquent, la psychurgie analytico-thérapeutique est très proche de la psychanalyse, si ce n'est qu'elle apporte une dimension opérative et énergétique qui manque souvent à cette dernière. Bien que, d'une part, le psychanalyste Wilhelm Reich ait su la toucher du bout des doigts, et que, d'autre part, Carl Gustav Jung n'était certes pas non plus en reste lorsqu'il s'agissait de mystique, de métaphysique, voire de métapsychique...

 

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